Dakar-Martigny : Hommage à la Biennale d’art contemporain

REVENIR

 

Artistes :   A–H   I–Z

 
Sans titre, 2014
Acrylique et technique mixte sur toile
129 x 138 cm
Courtesy Collection Tiroche DeLeon

Aboudia
Côte-d’Ivoire

Aboudia est né en 1983 à Abengourou, en Côte-d’Ivoire. Diplômé du Centre technique d’arts appliqués de Bingerville, il a également reçu une formation de l’Institut supérieur des arts d’Abidjan et des beaux-arts de Marseille. Lors de la crise politique en Côte-d’Ivoire (2010-2011) qui a fait plus de trois mille morts, Aboudia s’est fait connaître internationalement en représentant par sa peinture les violences incommensurables qui ont terrifié la population. Présentement il vit entre Abidjan et New York, et participe régulièrement à des expositions à Dakar, New York, Paris, Londres, Berlin, Lagos.

 
Peripeteia, 2012
Single channel HD colour video, 5.1 sound
17 minutes 28 seconds
Courtesy of Smoking Dogs Films and Lisson Gallery

John Akomfrah
Ghana /Angleterre

John Akomfrah est né au Ghana en 1957. Théoricien, écrivain, réalisateur, il a enseigné dans de nombreuses institutions, telles les universités de Princeton et de New York, ainsi que le MIT. Son œuvre a été exposée à la Tate Britain à Londres, au Museum of Modern Art à New York, en Suède et à la Biennale de Venise en 2015. Parmi les nombreux honneurs et distinctions reçus, citons le « Officer of the Order of the British Empire » en 2008.

 
One Color, 2011
Vidéo
2’36’’
Courtesy de l’artiste

Nirveda Alleck
Ile Maurice

Née en 1975, Niverda Alleck s’intéresse au sujet humain dans de multiples contextes, utilisant divers médias et formes artistiques, tels que peinture, vidéos, installations et performances. Elle s’est formée à la Michaelis School of Fine Art, à l’Université de Cape Town en Afrique du Sud, et à la Glasgow School of Art en Ecosse. Active sur la scène artistique internationale, elle a participé à de nombreux ateliers et résidences d’artistes, entre autres en Namibie, Afrique de Sud, au Liban, Mali, Mauritius et aux Etats-Unis. Elle a présenté son travail lors de rencontres internationales importantes, dont la 11e Triennale en Inde en 2005, le Festival Panafricain d’Alger en 2009, la Biennale Dak’Art (2010 et 2012) et le Festival mondial des arts nègres à Dakar en 2010.

 

Avec le soutien de → Tourism Mauritius

 
Pour construire demain, 2015
Technique mixte/toile marouflée
130 x 130 cm
Courtesy de l’artiste

Nù Barreto
Guinée Bissau

En Afrique de l’Ouest en général et en Guinée Bissau en particulier, les vents d’harmattan déplacent une poussière gris cendre, dite funguli. Cette poussière fraîche mais sèche accroche la peau des enfants et des démunis. En définitive, les funguli désignent les déshérités. Ils suivent la tendance de la société à se diviser entre ceux qui ne manquent de rien et ceux qui manquent de tout. Nù Barreto accueille cette grisaille dans ses tableaux, notamment dans Construire demain. Pour lui, ce clair-obscur reflète la situation de ni guerre ni paix qui perdure dans plusieurs pays africains. Ce gris cendre, c’est aussi la tonalité de la question sur sa lucidité que l’artiste se pose de plus en plus à lui-même : qu’est-ce que tu fais encore ici ? Ne serais-tu pas plus utile à la maison ? Après quelque vingt-cinq ans de séjour en France, Nù Barreto sent l’appel de sa Guinée Bissau. Il conçoit des projets d’expositions et de musée au pays, pendant que son âme reste transie de funguli.

 
Worker’s Head, 2014
Aquarelle/collage
70 x 50 cm

Bruce Clarke
Afrique du Sud

Bruce Clarke est né à Londres en 1959. Ses parents, d’origine sud-africaine, s’étaient installés dans la capitale britannique peu avant sa naissance. A l’âge d’entamer des études supérieures, Bruce Clarke choisira de s’inscrire en arts visuels à Leeds. Et c’est ainsi que dès ses débuts il rencontre un courant artistique nommé Art and Language. Ce mouvement s’intéressait beaucoup aux interactions entre l’art et les implications sociologiques et politiques. Très tôt, Bruce Clarke s’est donc déterminé dans une posture d’artiste concerné. Sa pensée engagée n’a cessé de s’exercer sur le problème des injustices humaines, et c’est naturellement que la question noire s’est imposée à lui, ainsi que la question raciale aux Etats-Unis.

 
Love 02, 2014
Impression numérique sur toile
101 x 152 cm
Courtesy de l’artiste

Maksaens Denis
Haïti

Né en 1968 à Port-au-Prince en Haïti, diplômé de l’École supérieure de l’audiovisuel de Paris en 1992, il a travaillé durant une quinzaine d’années en France pour la télévision, avant de repartir dans son pays, puis de vivre à Dakar de 2009 à 2013. Fin 2013 il s’est réinstallé à Port-au-Prince. Circulant entre plusieurs continents, il utilise la photographie (n’utilisant pas cet art dans le sens classique du terme, il préfère le terme « image fixe1 ») et la vidéo pour parler des réalités diverses qui le touchent.

 
Sans-titre, 2016
Photographie numérique
30 x 40 cm

Saïdou Dicko
Burkina Faso

L’artiste, né en 1979 à Déou au Burkina Faso, vit actuellement à Paris. Peintre, photographe et vidéaste, autodidacte, il a reçu pour son travail plusieurs prix, dont deux à la Biennale de Dakar (2006, de la Fondation Blachère, et 2008, du grand public). Il expose régulièrement en Afrique et internationalement.

 
Femme calebasse, 1992
Sculpture en bois, cuir, corde, fil de fer
208 x 85 cm
Photo © Véronique Martin
Courtesy Fondation Blachère

Moustapha Dimé
Sénégal

Moustapha Dimé est un sculpteur sénégalais (1952-1998) qui a été reconnu comme l’un des chefs de file de l’art contemporain au Sénégal. En 1992, il a obtenu le Premier prix de la Biennale de Dakar en 1992. Il est régulièrement classé comme surréaliste ou artistes de la négritude, non seulement parce que ses œuvres abordent des thèmes qui semblent glorifier les rêves de liberté des Africains noirs par rapport à la culture Euro-centrique, mais aussi à cause de leurs formes apparemment métaphysiques.

 
La paysanne, 2000
Fer
38 x 50 x 90 cm
Courtesy de l'artiste

César Dogbo
Côte-d’Ivoire

Pour mieux appréhender et comprendre le sens de la démarche artistique du designer ivoirien César Dogbo, comme du reste celle de bon nombres de designers du continent africain, il faut se replonger dans l’univers de la création artistique des années 80 aux Etats-Unis et en Italie, où l’on voit bouillonner une vague d’expression dans les domaines des arts, de la littérature et du design, qui oblige à modifier le regard classique sur la modernité et l’admission dans les joutes internationale d’un design spécifiquement africain.

 
Green Leaf Barrel, 2014
Steel, Perspex, oil barrel
190 x 163 x 143 cm
Courtesy Galerie Handpick/JP AKA

Sokari Douglas
Nigeria

A la fin des années soixante-dix, Sokari a étudié avec le célèbre sculpteur sur bois Yoruba, Lamidi Fakeye. De l’aube au crépuscule, jour après jour, on pouvait la trouver en train de sculpter patiemment des figures en bois dans les studios à ciel ouvert du département artistique de l’Université de Ile Ife, où son père, Robin Horton, était chercheur et professeur. Le professeur Horton, un ethnographe britannique connu dont les travaux portaient sur la région culturelle du Delta du Niger, lieu de naissance de Sokari, avait épousé sa sœur, et le couple avait adopté Sokari. Ils se sont établis avec elle à Ile Ife, quand Horton a eu son poste de chercheur à l’université. Pendant la même période, Fakeye enseignait la sculpture à l’université, et Sokari commençait à étudier avec lui en explorant plus particulièrement les volumes tridimensionnels. Son but n’était pourtant pas de devenir adepte des techniques traditionnelles des sculptures sur bois Yoruba, auxquelles l’œuvre de Fakeye est associée.

 
Earth Developing more Roots, 2011
(La terre développant davantage de racines)
Aluminium (capsules de bouteilles), fil en cuivre
327,66 x 358,14 cm
Courtesy Collection Tiroche DeLeon

El Anatsui
Ghana/Nigéria

Connu principalement pour ses sculptures murales composés d’objets trouvés, El Anatsui, né au Ghana, est aujourd’hui considéré comme l’un des artistes les plus originaux et les plus fascinants de la scène internationale. Au cours de sa longue carrière, El Anatsui a transformé des matériaux souvent négligés tels que capsules de bouteilles pour en faire des déclarations visuelles importantes qui englobent des histoires mondiales, locales et personnelles, tout comme des croyances traditionnelles du Ghana.

L’œuvre de El Anatsui lui a valu une renommée internationale et se retrouve dans les collections des grands musées du monde. L’artiste a participé à des expositions de grande envergure pour ne citer que le Metropolitan Museum of Art et le Museum of Modern Art à New York, le Los Angeles County Museum of Art, le British Museum à Londres, le Royal Ontario Museum, le Centre Pompidou à Paris.

El Anatsui est né au Ghana en 1944. Il est actuellement professeur de sculpture à l’Université Nsukka au Nigéria où il enseigne depuis 1975, ayant fait profiter toute une génération de nouveaux artistes de sa créativité et de son expérience. En 2008, El Anatsui a reçu le prix « Visionary Artists » du Museum of Art and Design à New York. Il a également reçu le prix « Prince Claus » en 2009.

 
Sans titre, 2012
Cordes à piano et comprimés en porcelaine sur le mur
130 cm de hauteur
Courtesy Galerie Dominique Fiat

Safaa Erruas
Maroc

Née en 1976 à Tétouan au Maroc, Safaa Erruas est diplômée (1998) de l’Institut national des beaux-arts de sa ville natale, où elle vit et travaille présentement. Elle a participé à de nombreuses expositions (Espagne, Italie, Allemagne, France, Egypte, Maroc, Sénégal), dont la Biennale de Dakar en 2006, où elle a reçu le prix de la Fondation Blachère, ou plus récemment, à l’Institut du monde arabe (2014-2015), l’exposition Le Maroc contemporain.

« Pour évoquer la blessure et la souffrance, la production de l’artiste marocaine étonne par la grande beauté et l’élégance investies. Ceci produit un effet singulier qui nous invite à sonder les profondeurs mêmes de nos douleurs respectives. […] Traversée en la douleur pour la transgresser […] et courtiser la légèreté – envolée vers la lumière » (Tissières, Éthiopiques, nº 77, 2006)

 
Trial with Jute, (Expérimentation avec toile de jute), 2011
Technique mixte
137 x 37 cm
Courtesy Didier Moiselet

Ismaila Fatty
Sénégal

Ismaila Fatty est né à Thiès en 1957 d’une mère sénégalaise et d’un père gambien. De 1974 à 1988, il travaille en Gambie où il découvre l’apprentissage du Karabulo (technique de teinture textile) et son potentiel d´expérimentation. Il est installé en Suède depuis 1988. Il a créé un lieu d’art, Husby Konst Och Hantverksforening, à Stockholm. Il a appris une des plus anciennes techniques du batik en Gambie auprès des Sarahole immigrés du Mali et de la Guinée Bissau, technique qu’il enseigne depuis 1988 en Suède. Durant le workshop Husby-Dakar (2005-2009) qu’il a organisé, des sculpteurs sur bois, orfèvres et potiers du Sénégal et de Suède ont échangé des techniques locales et leur patrimoine culturel. Entre 2009 et 2013, il a été directeur artistique de l’Association pour l’éducation des travailleurs de Salongen (Stockholm).

 
De la série, Icôn in progress, 2015
Acrylique et pigments sur toile
260 x 165 cm
Courtesy de l’artiste

Pélagie Gbaguidi
Bénin/Belgique

Née à Dakar en 1965 de parents béninois, Pélagie Gbaguidi est une artiste connue sur la scène africaine contemporaine. Elle a pris part à de nombreuses expositions monographiques et collectives, entre autres Rencontre de la photographie africaine (Bamako, 2001), Autour du code noir (Bruxelles, 2011), Traces de femmes (Casablanca, 2013), La Divine Comédie (Francfort, 2014). Dans l’ensemble, son travail se veut une vaste réflexion ou, mieux, une recréation des rapports entre les arts visuels et le trauma collectif des sociétés postcoloniales, plus précisément africaines.

 
Blue Rage, 2009
Technique mixte sur toile
76,2 x 167,64 cm
Courtesy Galerie Handpick /JP AKA

George Hughes
Ghana

Diplômé en 1989 de la Kwame Nkruma University of Science and Technology au Ghana, George Afedzi Hughes fait le choix, deux ans plus tard, d’aller poursuivre ses études en Angleterre. Finalement, c’est aux Etats-Unis qu’il s’établit en 1994. Il y enseigne les arts et expose régulièrement son travail. La pratique artistique de George Hughes ne se limite pas à la peinture, elle inclut des installations, de la poésie et bien plus encore. Parmi les expositions solo qui ont été consacrées à son oeuvre, on peut mentionner : 2012, Muffled Connections, Performing Arts Forum, Saint- Erme, France ; 2013, Collisions, Skoto Gallery, New York ; 2014, Crime Dots, Centre des arts contemporains du Québec, Montréal ; 2015, Recent Works, Malone Gallery, Troy University, Alabama.